Jusqu’à la fusion du ministère des Droits de l’homme avec le ministère de la Loi et de la Justice, il y avaient dans le pays au moins deux initiatives menées par la société civile pour mettre en place des mécanismes de protection des défenseurs. La première, de portée nationale, a été lancée par des organisations de la société civile locales avec le soutien d’organisations homologues internationales. Ce mécanisme était également lié au développement d’un cadre de politique nationale pour les droits de l’homme[1]. Les textes du projet de mécanisme de protection des défenseurs et du projet de cadre de politique ont été mis au point lors d’une consultation nationale, puis communiqués au ministre des Droits de l’homme alors en place[2]. A la suite de la fusion des ministères, cependant, le réseau de la société civile responsable du suivi du projet n’avait reçu, à la fin 2013, aucune réponse du ministère de la Loi et de la Justice[3].

Le second mécanisme de protection des défenseurs était circonscrit à la province d’Islamabad. Le ministère des Droits de l’homme, alors toujours indépendant, s’est engagé à donner suite au projet en organisant des consultations au niveau des provinces et des districts dans le but d’arriver à un consensus. A la fin 2013, toutefois, il n’y avait pas de responsable désigné pour ce processus au sein du ministère de la Loi et de la Justice[4].



[2] Le projet de mécanisme a été développé dans le cadre du projet « Promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales au Pakistan », financé par l’UE. Pour plus d’informations sur ce projet, voir http://eeas.europa.eu/delegations/pakistan/projects/list_of_projects/216586_en.htm.

[3] Interview d’un défenseur pakistanais réalisée par e-mail par Protection International, 16 août 2013.

[4] Ibid.

 

***Ces informations proviennent de notre publication – FOCUS 2014.