Il n’y a actuellement aucune loi spécifique traitant la question de la protection des défenseurs en Tanzanie. Le cadre légal et institutionnel n’est pas en accord avec les recommandations de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs. Il ne garantit pas non plus les droits des défenseurs. Aujourd’hui, la Coalition tanzanienne des défenseurs des droits de l’homme (THRD-Coalition), qui rassemble 30 organisations des droits de l’homme, plaide au niveau national pour l’adoption d’une législation spécifique pour répondre aux besoins des défenseurs en matière de protection[1].

Pour tenter de remédier à ce manquement, la THRD-Coalition a établi un mécanisme d’autoprotection opéré par la société civile pour les défenseurs de Tanzanie. Elle a également mis en place un Bureau de Protection dont le responsable est chargé d’évaluer les risques et les menaces auxquels font face les défenseurs dans tout le pays, ainsi que de fournir des conseils sur des questions de protection[2].



[1] Coalition tanzanienne des défenseurs des droits de l’homme, « Les besoins des défenseurs des droits de l’homme en matière de protection et de sécurité en Tanzanie – Rapport d’évaluation», 2013.

[2] Coalition tanzanienne des défenseurs des droits de l’homme, « Rapport 2013 sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Tanzanie », 2014, pp. 7-8.

*** Ces informations proviennent de notre publication – FOCUS 2014.